Going Dutch sur FOX a été présenté comme une comédie prometteuse, mêlant des éléments militaires à une ambiance humoristique et familiale. Pourtant, dès les premiers épisodes, le cocktail s’avère décevant, sans étincelle, cœur ni véritable humour. Cette série, mettant en scène Denis Leary dans le rôle du colonel Patrick Quinn, peine à captiver son public, malgré une formule classique de sitcom avec des épisodes de 22 minutes. La relation tendue mais distante entre le père et sa fille, un scénario qui tourne en rond sur une base militaire néerlandaise, et un humour qui manque cruellement de substance sont au cœur des critiques. Nous allons examiner :
- Le synopsis et les personnages principaux
- Les limites majeures de la série, notamment au niveau du rythme et du jeu d’acteurs
- Quelques épisodes où la série tente de sauver la mise avec un humour plus piquant
- Une analyse de ce qui aurait pu donner une autre dimension à cette comédie
Ce tour d’horizon permettra de mieux comprendre pourquoi Going Dutch n’a pas trouvé son public et ce que FOX pourrait améliorer dans ses futures productions.
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Synopsis : une comédie militaire sans âme
Going Dutch nous plonge dans la vie du colonel Patrick Quinn, incarné par Denis Leary, objet d’un exil professionnel dans une garnison américaine à Stroopsdorf, petite base diplomatique aux missions pour le moins atypiques comme la fabrication de fromage ou l’entretien d’une piste de bowling. Cette sanction évoquée dans la série est accentuée par la présence de la fille du colonel, le capitaine Maggie Quinn, dans cette même base militaire, ce qui aurait pu offrir une riche dynamique familiale. Pourtant, cette relation père-fille manque de chaleur et d’alchimie à l’écran.
Cette base inattendue est censée nourrir la série d’un mélange comique entre conflits militaires et vie quotidienne douce, mais le décor tourne vite à une sorte de musée figé, où les personnages semblent se mouvoir sans passion ni motivation réelle. L’ironie potentielle de certains éléments du scénario n’est jamais vraiment exploitée, ce qui influence négativement le cocktail global de la série.
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Des personnages trop éloignés pour créer des émotions
Le plus dommageable est certainement le manque d’alchimie entre Denis Leary et Taylor Misiak, sa collègue à l’écran qui joue sa fille. Leurs dialogues manquent de naturel, ressemblant plus à des échanges formels entre étrangers qu’à une relation père-fille sincère. Cette distance impacte directement la capacité du public à ressentir de l’attachement ou à s’engager émotionnellement avec l’intrigue.
Denis Leary, célèbre pour ses rôles de personnages irritables et grincheux, semble ici cantonné à une routine qui ne lui permet pas d’exploiter pleinement son talent. Son colonel Quinn ne parvient pas à dépasser un certain niveau d’exaspération mécanique, sans profondeur ni évolution notable. La fille Quinn, ambitieuse mais sans motivations claires, peine à convaincre, ce qui affaiblit encore davantage la trame narrative.
Pourquoi « Going Dutch » manque d’humour et de punchlines
Le format classique de la sitcom de 22 minutes voudrait permettre un rythme soutenu d’humour et de scènes vives, mais Going Dutch déçoit ici faute de dialogues percutants et de gags mémorables. Les tentatives de comédie tombent souvent à plat, les scènes drôles se comptent sur les doigts d’une seule main, ce qui nuit à l’ensemble.
Un exemple marquant provient de l’épisode 5, où le petit ami de Maggie Quinn, un agent de la CIA incarné par Parker Young, offre un angle critique sur le genre militaire. Sa présence permet enfin quelques répliques acérées sur la CIA, réduite à une caricature moqueuse sur “l’écoute et la drogue”. Malgré ce moment d’humour piquant, il reste isolé dans une série largement dénuée d’énergie comique.
Ce qui fonctionne dans la série malgré tout
Quelques personnages secondaires apportent un minimum d’humanité et d’authenticité. Danny Pudi dans le rôle du XO, Major Abraham Shah, joue un soldat compétent mais un peu perdu, ajoutant une touche d’émotion discrète. Hal Cumpston apporte une vague fraîcheur avec son rôle de génie informatique excentrique, et Laci Mosley, dans la peau du sergent Dana Conway, est parfois la seule à sauver des situations par son énergie et son humour.
Ces performances secondaires montrent que la série aurait pu trouver une meilleure voie en explorant davantage ces personnages et leurs interactions, favorisant un équilibre entre comédie de situation et drame relationnel.
Les failles narratives et leur impact sur la réception critique
| Aspect | Description | Conséquences |
|---|---|---|
| Personnages | Relations manquant de naturel entre père et fille, rôles peu développés | Difficulté pour le public à s’identifier ou à s’investir émotionnellement |
| Humour | Dialogues pauvres en punchlines, blagues rares | Perte d’intérêt rapide, faible impact comique |
| Scénario | Intrigue centrée sur une base militaire inactive avec des missions banales | Sentiment de stagnation et de manque de dynamisme |
| Distribution | Potentiel non exploité de Denis Leary et Taylor Misiak | Performance décevante, manque de charisme |
Une critique sévère, mais un avenir possible ?
Les critiques ont souvent résumé Going Dutch sur FOX comme un cocktail sans étincelle, ni cœur, ni humour, soulignant un échec à combiner un drame militaire avec un ton comique et romantique qui aurait pu la distinguer. Néanmoins, le fait que certains épisodes affichent une amélioration légère laisse entrevoir la possibilité d’une évolution si la série s’appuyait davantage sur des éléments plus authentiques et incisifs. Par exemple, exploiter les tensions générationnelles et critiques du système militaire pourrait représenter une piste à creuser.
Les tentatives tardives d’insuffler de l’humour au fil des épisodes s’accompagnent aussi d’une critique sous-jacente de l’impérialisme américain, ce qui aurait pu être un angle fort si mieux développé. L’absence d’investissement dans une relation père-fille crédible limite ce potentiel et rend la série assez plate, ce qui explique son accueil mitigé.
Que pourrait-on attendre la prochaine fois d’une comédie militaire sur FOX ?
Pour qu’une comédie militaire fonctionne mieux, et échappe à la critique comme celle associée à Going Dutch, il faut une combinaison réussie de :
- Personnages forts et crédibles avec des interactions sincères
- Un humour bien dosé, pertinent et avec des punchlines travaillées
- Un scénario qui évite la stagnation et apporte du rythme
- Une vraie alchimie dans les relations, notamment familiales, pour susciter l’émotion
- Une critique sociale ou politique intelligente intégrée à la comédie
En 2026, alors que les attentes du public sont élevées, il est essentiel que FOX repense sa manière d’aborder ces séries en évitant de jouer trop la carte sécuritaire et en laissant une place à plus de créativité et d’authenticité.




